Gastroentérite : que faut-il manger et boire quand on est au fond du lit ? | Diététique et santé

Gastroentérite : que faut-il manger et boire quand on est au fond du lit ?

Les virus sont à la fête cet hiver : voici que se croisent deux épidémies particulièrement virulentes, envahissant avec une rapidité déconcertante l’ensemble du territoire. Vous voilà à peine remis d’une gastroentérite bien désagréable qu’apparaissent les premiers signes d’une grippe bien peu sympathique qui se paie le luxe de frapper aussi ceux qui avaient pris leurs précautions en se vaccinant à l’automne.

La gastroentérite version 2015 se manifeste comme il se doit par des vomissements et diarrhées, qui sont la plupart du temps d’assez courte durée (24 à 48 heures). C’est une affection généralement bénigne qui évolue favorablement de façon spontanée. Cependant, elle constitue un danger chez les personnes fragilisées, en particulier les très jeunes enfants, les malades et les personnes âgées, en raison des risques de déshydratation et d’autres complications graves (insuffisance rénale liée à la déshydratation, pneumopathie d’inhalation liées aux vomissements).

En période de vomissement, mieux vaut mettre l’estomac au repos et faire un court jeûne. On veillera cependant à s’hydrater le plus possible (voir chapitre « l’eau, indispensable à la vie » –  « apprendre à bien s’hydrater »), en buvant régulièrement de petites gorgées de liquide. Il faudra choisir des boissons si possible légèrement salées et riches en minéraux, comme du bouillon de légumes clair, ou des solutés de réhydratation vendus en pharmacie. Parlons aussi des « recettes de grand-mère » : Le Coca-Cola (sans bulles) est communément considéré comme un anti-vomitif et anti-diarrhéique efficace mais sachez qu’il n’existe aucune étude qui valide ces croyances. Pire, sa richesse en sucre et tanins pourrait être mal tolérée par un système digestif déjà martyrisé et il ne contient  pas de sel, pourtant indispensable à la réhydratation !

Autre « recettes de grand-mère », l’eau de riz (eau de cuisson salée du riz), aiderait à juguler les diarrhées en raison de sa richesse en amidon : en réalité il est beaucoup plus efficace de manger du riz, beaucoup plus riche en amidon que son jus de cuisson !

L’alimentation en période de diarrhée sera principalement constituée de viandes maigres, poisson maigres, œufs, jambon blanc, de riz, pâtes, semoule et pommes de terre à l’eau ou à la vapeur, de carottes cuites, de fromage cuits ou fondus (type gruyère, crème de gruyère, comté, etc.) ,de pomme crue (la pomme râpée crue et citronnée est particulièrement efficace grâce aux pectines qu’elle renferme) ou en compote, de compote de coing, de bananes et de yaourts qui permettrons de reconstituer la flore intestinale (voir chapitre « Comment « manger du lait » » – « les ferments lactiques du yaourt pour notre flore intestinale » et article « A la une » – « les bactéries digestives : des squatteurs bien intentionnés »).

On évitera les préparations grasses, les fritures, les sauces, les épices, le lait, les aliments riches en fibres (autre légumes et fruits que ceux cités ci-dessus, céréales complètes, fruits et légumes secs).

Ce régime devra être maintenu pendant toute la période où sévissent les signes, et prolongé un ou deux jours maximum quand le transit redevient normal. Mieux vaut éviter de maintenir ce régime plus longtemps car il est susceptible à terme d’induire une constipation.

Be Sociable, Share!

Commentaires clos