Grippe : que faut-il manger et boire quand on est au fond du lit ? | Diététique et santé

Grippe : que faut-il manger et boire quand on est au fond du lit ?


Chacun connaît les dangers de la grippe, surtout en ce qui concerne les mêmes populations fragiles, mais aussi – bien que plus rarement –  au sein de populations plus jeunes et jugées plus « résistantes ».

Là encore, on veillera à maintenir une hydratation optimale, à base de bouillons (le bon bouillon vermicelles qu’on nous apportait au lit lorsque nous étions enfants et grippés…) ou de solutés de réhydratation, car la fièvre est un facteur de déshydratation important.

Il faut aussi tenir compte du fait que lorsqu’on est grippé, l’appétit est généralement diminué, or si on mange peu – ou pas – on se prive aussi du litre quotidien d’eau apporté par les aliments. Or notre corps a besoin d’environ 2,5 litres d’eau par jour -1 litre apporté par les aliments + 1,5 litres apportés par les boissons –  (voir chapitre « l’eau, indispensable à la vie » –  « un besoin permanent »), et ces besoins sont largement augmentés en cas de fièvre !

Pour ce qui est des aliments, il  faudra privilégier les antioxydants (voir chapitre « minéraux et vitamines » – « Comment les antioxydants nous protègent ») et la vitamine C, en consommant par exemple des agrumes, kiwis, fruits rouges, etc., ou en recourant à des compléments vitaminiques conseillés par votre pharmacien.

Il est essentiel aussi de  ne pas oublier de couvrir les besoins en protéines (voir chapitre « les nutriments » – « Les protides : les murs de l’usine » ), surtout chez les personnes âgées. En effet, plus on est âgé, plus la masse musculaire est réduite et plus on a de mal à la reconstituer. Il n’est pas rare qu’à la suite d’une maladie telle qu’une grippe, la personne âgée qui a cessé de s’alimenter pendant plusieurs jours présente une fonte musculaire qui va altérer durablement ses capacités de marche et augmenter significativement les risques de chute. Sans vouloir être trop alarmiste, sachez que la grippe tue aussi à distance de la période d’infection virale, en rendant encore plus fragile la personne âgée ou malade. Il faudra donc privilégier les produits animaux : viandes, poissons, œufs, fromages et laitages. Si votre parent ou grand-parent peine à s’alimenter pendant cette période, n’hésitez pas à courir chez votre pharmacien acheter des compléments nutritionnels oraux, sous forme de boissons hyper-protéinées qui, si elles sont prescrites par son médecin, bénéficient d’un remboursement total par l’Assurance-Maladie.

Même s’ils sont plus efficaces en prévention, les probiotiques (voir chapitre « Comment « manger du lait » » – « les ferments lactiques du yaourt pour notre flore intestinale ») sont également recommandables par leur efficacité prouvée sur le renforcement des capacités immunitaires de l’organisme. Vous les trouverez dans les yaourts classiques ou au bifidus (les vrais, pas desserts lactés !), l’Actimel, ou dans les compléments pharmaceutiques (demandez conseil à votre pharmacien).

Enfin, en période d’épidémie il convient de rappeler quelques mesures de bon sens : mettez le plus possible à l’abri les personnes fragiles, limitez les visites d’enfants aux personnes âges, évitez tout contact avec les petits enfants et les personnes âges si vous sentez venir les premiers signes grippaux, lavez –vous les mains très régulièrement et si possible désinfectez-les avec une solution hydro-alcoolique. Enfin, veillez à ce que toutes les personnes âgées de votre entourage, parents, mais aussi amis ou voisins isolés se fassent vacciner de la grippe. Il est vrai que le vaccin n’a pas été efficace cette année mais il ne faut pas le dénigrer pour autant car la plupart du temps il constitue une très bonne protection, et s’il n’empêche pas toujours la contamination il en limite au moins les effets.

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