Une bonne résolution pour 2015 : réduisons notre consommation de viande | Diététique et santé

Une bonne résolution pour 2015 : réduisons notre consommation de viande

Maintenant que sont passées les agapes qui accompagnent la magie des fêtes de fin d’année, voici venu le temps des bonnes résolutions pour l’année qui débute – et pour les suivantes !

Vous n’avez pas pu y échapper : le discours ambiant actuel va dans le sens  d’une modération de notre consommation de protéines animales, apportées par la viande surtout, mais aussi par le poisson, les œufs et les produits laitiers. S’agit-il du discours alarmiste de quelques écolos illuminés trop vite relayé par les média qui savent si bien nous transmettre les mauvaises nouvelles ? Ou devient-il réellement urgent, pour le bien des – très proches-  générations futures, d’envisager nos us et coutumes alimentaires sous un jour nouveau ?

Désolée de porter un message si pessimiste, mais la production de viande et de lait est bien en passe de devenir une véritable menace pour notre planète : en augmentation constante au regard de la croissance démographique et de l’évolution des habitudes alimentaires, elle fait preuve d’une avidité inquiétante  en terme de surface agricole.

En effet, pour produire 1 kg de viande de bœuf, il faut fournir 7 à 10 kg de céréales. Nos besoins de production ne permettent plus de se contenter de pâturages pour nourrir les bêtes, le recours à une alimentation céréalière est devenu incontournable. Pour répondre à la demande croissante, il faut donc constamment étendre les surfaces cultivables au détriment des forêts (selon Greenpeace l’élevage bovin serait responsable de 80% de la destruction de la forêt amazonienne), développer les monocultures intensives,  étendre l’usage des pesticides et des OGM. Il faut donc beaucoup plus de terres agricoles pour produire de la viande que pour produire des céréales destinées à l’alimentation humaine. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 70% des terres à usage agricole sont donc directement ou indirectement réservées à l’élevage, ce qui représente 1/3 de la surface habitable de notre planète. C’est beaucoup…Et surtout nous arrivons à une limite au-delà de laquelle il n’est plus raisonnable de progresser.

Quant à la consommation de poisson, l’inquiétant appauvrissement de nos océans ne nous permettra pas de nous tourner en toute bonne conscience vers cette option (voir chapitre « Les poissons » – « pêche en eau profonde : un trésor dilapidé »).

Outre l’impact écologique de la consommation de produits animaux, l’excès d’apport protéique constaté au sein des pays développés, et l’excès de graisses animales qui y est lié, appuient le constat de gaspillage. Les protéines méritent certes leur place dans notre alimentation (voir chapitre « Les nutriments » – « Les protides : les murs de l’usine »), mais les populations occidentales privilégient beaucoup trop les protéines animales au détriment des protéines végétales (voir chapitre « Les nutriments » – « Protéines animales ou végétales ? »). Le constat est simple : l’excès de consommation de protéines animales nuit à notre planète autant qu’à notre santé. Une part (entre 80g et 150g selon les individus et leur activité) par jour de viande ou équivalent suffit largement à la plupart d’entre nous. Alors, commençons dés aujourd’hui à réduire notre consommation de viande, poisson et dérivés au profit des légumes, des fruits, et des céréales, privilégions la qualité plutôt que la quantité …et très heureuse année à tous !

 

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