Se mettre au bio

Attention aux dérives

Système libéral oblige, le bio est devenu un « créneau porteur », pour les industriels comme pour la grande distribution, prête à tout pour concurrencer le petit et moyen commerce bio. Le risque est donc réel de voir certains agriculteurs bio, soumis à une pression toujours plus forte afin qu’ils leur garantissent les prix les plus bas et un rendement maximum, succomber à la facilité.

On peut en particulier avoir des doutes sur les produits bio importés de l’étranger. Tout d’abord, les commissions de contrôle sont largement débordées par l’ampleur de la tâche. Car nombreux sont les pays, notamment parmi les nations en voie de développement, qui flairent la bonne affaire et développent une agriculture bio « bon marché » qui vient remplir les étals de nos supermarchés et même des magasins discount. Certes, les produits importés sont soumis à la même réglementation que ceux issus des productions locales, mais il est beaucoup moins aisé d’aller vérifier sur place si les conditions de production sont bien respectées. Lorsque l’agriculture bio devient elle aussi intensive, on peut à juste titre se poser des questions, les deux notions étant a priori incompatibles.

Si vous êtes adepte de la nourriture bio, assumez vos choix jusqu’au bout : acceptez de payer le prix de la qualité, privilégiez les petits commerces dans lesquels vous vérifierez les provenances et restreignez le plus possible vos achats aux denrées issues de productions locale.

Trouve-t-on du poisson bio ?

A moins de nettoyer la mer, impossible de garantir un environnement bio aux poissons de mer ! Le poisson et les crevettes bio existent pourtant depuis peu, mais il s’agit d’animaux élevés en bassin ou dans des lacs exempts d’agents polluants. Et nourris bio, bien sûr.

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