Le cerveau contrôle tout

De bonnes graisses et des protéines pour les neurones

Le cerveau, assemblage de milliards de cellules nerveuses appelées neurones, abrite une multitude de membranes cellulaires, ce qui le place au deuxième rang des organes riches en graisses, juste après le tissu adipeux (amas locaux d’adipocytes, nos cellules de réserve) ! C’est notamment chez le fœtus et le petit enfant qu’il convient d’être particulièrement vigilant à apporter les « bonnes graisses » en quantité suffisante pour permettre au cerveau de se fabriquer dans de bonnes conditions.

Plusieurs études montrent les effets délétères de carences en acides gras essentiels (en particulier du groupe oméga 3) sur le développement et l’entretien de notre cerveau, et donc sur nos performances intellectuelles, notre humeur et la protection contre le vieillissement cérébral. L’expérience d’enrichissement des laits infantiles en oméga 3 a permis de confirmer leur rôle sur les performances d’apprentissage et la qualité du sommeil des nourrissons. Mais il semble qu’elles ne soient pas les seules graisses profitables au développement cérébral de nos tout-petits. D’autres études sont en cours, car malgré tous les efforts des industriels pour prendre en compte les progrès de la recherche, on ne peut pas encore affirmer que les laits industriels du premier âge soient aussi adaptés à la fabrication du cerveau des nouveaux nés que le lait de leur maman… si celle-ci a une alimentation équilibrée !
Les neurones ont trouvé un système de communication entre eux très ingénieux, reposant sur des agents capables de véhiculer les messages en un temps record. Ce sont des neurotransmetteurs, molécules protéiques formées d’acides aminés puisés dans nos protéines alimentaires. C’est pourquoi les carences en protéines que l’on observe dans les cas de malnutrition sont responsables d’altérations parfois graves des capacités intellectuelles.

Il veut tout !

Hors de question de priver le cerveau de tout le cortège de vitamines et minéraux indispensables à notre métabolisme : il a besoin de tous, même s’il en préfère certains.
On sait par exemple que la carence en fer entraîne une baisse d’attention, des pertes de mémoire et rend irritable… Bref, tous les symptômes de la fatigue ! Logique, puisque c’est le fer qui est chargé du transport de l’oxygène dans notre sang (par le biais des globules rouges), jusqu’au cerveau. Les carences en vitamines B12, B9 et B6 auront le même effet.
La région cérébrale chargée de la perception du goût alimentaire est très riche en zinc, car cet oligo-élément participe aux mécanismes de reconnaissance des goûts.

D’où vient l’expression « crétin des Alpes » ?

Ce n’était aucunement une insulte autrefois, mais le nom donné aux personnes atteintes d’une maladie mentale consécutive à la carence en iode qu’on observait dans ces régions. Car l’iode, par l’intermédiaire des hormones thyroïdiennes, intervient dans le processus de fabrication du cerveau. Une carence sévère conduit donc au crétinisme.

Parmi les vitamines, citons un intérêt prononcé du cerveau pour la vitamine B1, puisque c’est elle qui lui permet d’utiliser son seul substrat énergétique, le glucose. S’il en est privé, il verra ses capacités diminuées et se sentira envahi d’une grande lassitude. La vitamine E, par ses vertus antioxydantes majeures, freine pour sa part le vieillissement cérébral. La vitamine B6, présente en grandes quantités dans le cerveau, permet de lutter contre l’irritabilité et d’éviter la dépression. Quant à la vitamine C, elle est même soupçonnée d’influer sur le niveau intellectuel.
Comme le dit le grand spécialiste français de la nutrition du cerveau, le docteur Jean-Marie Bourre : « Quelle stratégie pour le cerveau ? Une bonne alimentation. Quelle tactique pour y parvenir ? Combiner les aliments. Comment le faire ? Avec plaisir ! »

Be Sociable, Share!
Article précédent :

Article suivant :

Une question, un commentaire ?

Vous devez tre connect pour poster un commentaire.


Copyright 2015 Diététique et santé
Qui sommes-nous ?