Le cerveau contrôle tout

Et si l’on cessait de manger ?

Notre cerveau nous envoie régulièrement des messages pour nous inciter à manger… Et si nous nous rebellions et refusions tout simplement de manger ? L’abstention volontaire de nourriture (qu’il convient de distinguer de l’anorexie mentale) est une pratique ancestrale qui connaît depuis quelques années un retour en grâce parmi les adeptes des médecines douces. Après avoir expliqué à quel point il était important de bien manger, il peut paraître saugrenu de vanter les mérites du jeûne ! Mais comme la plupart des modes, le jeûne repose sur quelques bases rationnelles, même si elles sont souvent interprétées avec une certaine fantaisie. Il mérite donc d’être envisagé. Il y a autant de styles de jeûnes que de raisons de jeûner ; alors, apprenons à mieux connaître ces pratiques avant de décider ou non d’y adhérer… pour le bien du corps et de l’esprit, et non pour les malmener !

Petite histoire du jeûne

Les animaux le pratiquent depuis toujours : leur instinct les pousse à cesser de manger quand ils sont malades ou blessés. Il en va de leur survie de développer une aptitude à supporter le jeûne, inévitable en cas de pénurie alimentaire. L’histoire du jeûne dans l’humanité ne date pas non plus d’hier : il y a 2 500 ans, Socrate le recommandait déjà pour « aiguiser l’esprit » !

Ce sont surtout les religions qui ont généralisé cette pratique, dans le but de renforcer la spiritualité, de favoriser la purification qui permettra de mieux communier avec Dieu, de favoriser la méditation ou de faire pénitence. Nombre de célébrations judaïques, catholiques, orthodoxes ou musulmanes requièrent tantôt de longues périodes de jeûne, tantôt de courtes phases d’abstinence. Les philosophies orientales et l’indouisme n’échappent pas à la règle.

L’utilisation du jeûne dans une optique de bien-être physique et de prévention contre les maladies est plus récente. C’est en Amérique, au début du XIXe siècle, que le Dr Isaac Jenning préconisa l’abandon des traitements médicamenteux et donna naissance à la première méthode de médecine douce intégrant le jeûne. La méthode du « jeûne thérapeutique » s’affina ensuite au gré des praticiens, trouvant un maître en la personne d’Herbert Shelton, le père de l’école « hygiéniste », médecine non conventionnelle qui prône l’auto-guérison, le crudivorisme (ingestion exclusive d’aliments crus), le jeûne et la naturopathie.

Si ces références n’inspirent guère confiance aux esprits cartésiens, il faut pourtant reconnaître que, dans la médecine traditionnelle, les avis restent partagés. Les vertus du jeûne ne sont pas reniées par tous. Certains n’y voient qu’un « suicide biologique » ou, au mieux, de la poudre aux yeux, d’autres le considèrent comme un moyen efficace de débarrasser le corps de ses toxines et y trouvent même de réelles applications thérapeutiques. Mais tous recommandent la mesure et la prudence.

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