Déjouer les pièges

Fast-food : la pire façon de manger ?

Malgré tous les efforts de communication des rois du hamburger, la qualité nutritionnelle des repas servis en fast-food n’est et ne sera sans doute jamais un atout majeur. Les reproches sont nombreux et la plupart sont fondés.

  • Trop de graisses : 26 à 36 g dans un hamburger +24 gdans une grande portion de frite + 10 g dans un milk-shake ou une crème glacée = 60  à 70 g de lipides en un seul repas, soit presque l’équivalent de la quantité recommandée pour une journée ! De surcroît, il s’agit presque exclusivement de graisses animales saturées.
  • Trop de sucres simples : 55 g dans un grand soda (44 g dans un moyen et 27,5 dans un petit) + 22 à 46 g dans les desserts… On dépasse largement le maximum recommandé.
  • Trop de sel ; et on ne note jusqu’à présent aucun effort pour réduire la teneur en sel des préparations.
  • Pas assez de fibres et de vitamines : le pain utilisé est blanc, les pommes de terre renferment peu de fibres et de vitamines. seules les salades et les fruits peuvent compenser, mais ils sont loin d’être les plus souvent choisis.
  • Ingrédients riche en additifs et présence d’OGM.

Si l’on ajoute à cette liste le fait qu’il s’agit d’une alimentation uniformisée, basée sur un répertoire de saveurs volontairement pauvre (uniquement sucrées, salées et acides) et de textures qui invitent à la régression (alimentation « molle » ne nécessitant pas d’effort de mastication), si l’on pointe enfin les méthodes racoleuses et le faible niveau de préoccupation écologique, le contenu de ces repas semble bien peu recommandable…

Rappelons tout de même que le fast-food n’est pas le seul à présenter des menus gras, sucrés et déséquilibrés. On peut même faire aussi mal chez soi !

Des repas peu rassasiants ?

On reproche souvent au repas des fast-food d’être peu rassasiant. En fait, le processus qui conduit à la satiété est très complexe et reste mal connu, et aucun argument scientifique ne permet d’affirmer que les repas servis en fast-food auraient un effet moindre sur la satiété en comparaison de repas plus classiques, rappelle France Bellisle, chercheuse au CNRS. Elle souligne en outre que les portions fixes servies ont l’avantage de ne pas inviter à des dépassements de quantité.

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