Le cerveau contrôle tout

Il faut aussi nourrir son cerveau

Le corps, cette entreprise presque parfaite qui sait à merveille tirer profit du moindre gramme d’aliment, a comme il se doit un heureux patron : le cerveau. C’est lui qui saura le guider dans ses choix, lui indiquer à quel moment et de quelle manière il faut subvenir à ses besoins. Mais il faudra songer à le nourrir correctement, car tout chef qu’il est, il n’en reste pas moins un organe comme les autres. Mais avec des besoins spécifiques… et c’est toujours lui qui sera servi le premier. C’est le chef, après tout !

Il est dingue de sucre !

Notre cerveau ne pèse pas lourd : à peine plus d’un kilo, constitué à 80 % d’eau. Et pourtant il est gourmand : il utilise à lui seul 1/5 (20 %) des calories dont nous disposons pour la journée et 1/5 de l’oxygène que nous respirons ! Lorsqu’il était petit, c’était même un véritable goinfre : le cerveau du nourrisson n’absorbe pas moins de 60 % des calories ingérées. Pour satisfaire ses besoins, il est même capable de puiser dans les autres organes.

De plus, il est difficile : il n’accepte comme carburant que le glucose, qui doit lui être fourni régulièrement, au rythme de5 grammespar heure, nuit et jour, et obligatoirement accompagné d’oxygène. Il ne supporte aucune privation : plus de trois minutes sans oxygène ou sans sucre et c’est la destruction des neurones qui s’amorce… Ils meurent irrémédiablement.

Cela veut-il dire que nous ferions mieux d’être en perfusion continue de sérum glucosé pour être sûrs de devenir – ou de rester ! – intelligents ? Evidemment non, car comme nous l’avons vu, le sucre des aliments, pour peu que l’on sache bien le choisir, sera distillé de manière régulière et continue dans notre sang et véhiculé ainsi jusqu’au « boss » ! Mais nous devons être attentifs à ne pas perturber ce mécanisme en favorisant la survenue d’hypoglycémie. Pour tout notre corps, et encore plus pour notre cerveau, il est préférable d’inclure dans chacun de nos repas des aliments à index glycémique bas (donc d’absorption lente). Et il est primordial d’éviter les périodes prolongées de jeûne, génératrices d’hypoglycémie, en négligeant notamment le petit déjeuner.

Il réclame son petit-déjeuner !

40 % des glucides du petit déjeuner (pain, céréales, fruits, confiture, miel, etc.) partiront directement alimenter le cerveau ! Que ceux qui ne seraient pas encore convaincus de l’intérêt du petit déjeuner soient prévenus : de très sérieuses études montrent une nette baisse des performances intellectuelles (raisonnement, concentration) et une augmentation des accidents dus à une baisse de vigilance chez ceux qui boudent le premier repas de la journée. Le coup de pompe de 11 heures n’est pas que physique, il est aussi intellectuel.

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