Produits sucrés et boissons

Il n’y a pas que de la caféine dans le café

Chaque seconde, 12 600 tasses de café sont bues sur notre planète ! Ce succès mérite bien que nous nous arrêtions quelques instants sur ce breuvage qui aide des millions de gens à démarrer la journée du bon pied.

Une étude publiée en 2006 lors du congrès annuel de la Société américaine de chimie suggère que le café serait une source essentielle d’antioxydants, parmi les plus efficaces ! Le plus riche en la matière est l’expresso, et la variété robusta passe largement devant l’arabica – dommage qu’elle soit bien moins parfumée.

Une petite tasse de café nous apporte 80 à 100 mg de caféine, qui va stimuler nos neurones endormis et réveiller notre rythme cardiaque. Pour peu que vous veilliez à limiter votre consommation à deux ou trois petits noirs par jour, votre cœur supportera très bien ce petit électrochoc. Une étude américaine conduite pendant 15 ans sur 27 000 femmes montre même une réduction de 24 % des risques cardio-vasculaires chez les consommatrices régulières de café, pour peu qu’elles ne présentent pas d’antécédents cardiaques. Le petit expresso ferait monter la tension artérielle ? On constate en effet un léger effet hypertenseur, qui retombe rapidement chez la plupart des individus. Il semble néanmoins que la pression artérielle des hommes y soit plus sensible que celle des femmes, comme tendent à le montrer les recherches menées aux USA par la Johns Hopkins University.

Le café ne stimule pas la sécrétion de cortisol, hormone du stress responsable chez certains de comportement compulsifs et de prise de poids. Il ne fait donc pas grossir, mais pas maigrir non plus, à moins d’en consommer de telles quantités qu’on risquerait surtout de grimper aux rideaux…

Un effet sur les fonctions cérébrales

Le café aurait, en plus de ses vertus stimulantes et hydratantes, un effet préventif sur le déclin des fonctions cérébrales des femmes. Pourquoi ce sexisme ? Il semblerait, selon les travaux menés par l’équipe de Karen Richie (INSERM, Montpellier), que cet effet protecteur serait lié à une interaction entre la caféine et les hormones féminines, et peut-être à une utilisation métabolique variable selon le sexe. Voilà en tout cas une piste de recherche intéressante dans la prévention de la maladie d’Alzheimer.

Dernière recommandation : apprenez à le boire sans sucre ou très peu sucré, vous n’en apprécierez que mieux les arômes, et éviterez des calories supplémentaires !

Le décaféiné a-t-il les mêmes effets ?

Si vous supportez mal la caféine (elle peut être source d’insomnies), vous pouvez choisir le café décaféiné, mais sachez qu’il reste toujours un peu de caféine (2 à 16 mg) et que vous perdrez en même temps des flavonoïdes. Le « déca » semble aussi avoir un effet négatif sur l’équilibre entre le mauvais et le bon cholestérol, selon une étude présentée en 2005 au congrès de l’American Heart Society, mais seulement si on en consomme plus de trois tasses par jour. Si, malgré ces réserves, vous optez pour le déca, prenez soin de le choisir « décaféiné à l’eau claire », car les autres techniques utilisent parfois des solvants, nocifs pour  la santé.

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