L'alcool et l'eau

L’eau, indispensable à la vie

L’eau est la seule boisson indispensable. Milieu de développement des premiers organismes vivants et du fœtus, elle est aussi le principal constituant du corps humain : 60 % chez l’adulte et jusqu’à 75% chez le nouveau né. Dans notre corps, une hydratation constante est le garant de l’équilibre physiologique : elle permet d’éliminer les substances toxiques, de réguler la température et intervient dans de nombreuses réactions métaboliques. Comme nous ne sommes pas des chameaux, nous ne disposons pas de réserves d’eau : celle-ci doit être apportée de manière régulière et constante et fait l’objet d’un ajustement permanent en fonction des besoins.

Un besoin permanent

L’organisme sait équilibrer avec précision sa balance hydrique, pour peu qu’on mette à sa disposition boissons et aliments en quantités suffisantes. Chaque jour, 5 % à 10 % de l’eau corporelle est renouvelée. Un individu de 60 kg est donc fait de 36 litres d’eau, et devra quotidiennement en renouveler environ 2,5 litres. Les pertes en eau sont liées aux pertes urinaires (environ 1 litre) mais se font aussi par la transpiration (0,5 à 1 l), les selles (0,1 à 0,2 l), la respiration (0,3 l). Il faudra donc compenser ces pertes grâce à l’eau contenue dans les aliments (environ 1 l) et à l’eau de boisson (1,5 l environ). L’eau issue de certaines réactions chimiques métaboliques complètera ces apports. Chacun sait que si l’homme peut tenir assez longtemps sans manger, l’absence d’hydratation est rapidement fatale : trois jours sans eau et nous sommes morts !

La catastrophe de la canicule de l’été 2003 a remis sur le devant de la scène les dangers liés à la déshydratation. En effet, les besoins en eau peuvent tripler lorsque la température extérieure passe de 20 °C à 40 °C ! De plus, en vieillissant, le corps se « dessèche », les pertes urinaires augmentent, et comme si cela ne suffisait pas, la sensation de soif diminue… Autant de circonstances aggravantes qui expliquent l’ampleur du drame. Les jeunes enfants sont aussi particulièrement exposés : leur corps, plus petit, monte plus vite en température.

Chez l’adulte en bonne santé, les cas de déshydratation sont peu fréquents, mais une hydratation régulièrement insuffisante peut entraîner la formation de calculs rénaux et favoriser les infections urinaires. L’excès d’hydratation est encore plus rare et ne devient nocif que lorsqu’on atteint des quantités aberrantes, dans le cadre de déséquilibres psychiques caractérisés par la potomanie, qui consiste à « se remplir » compulsivement d’eau.

Boire ne fait pas maigrir !

Halte aux messages qui sèment la confusion : boire n’a jamais fait maigrir personne… ni l’inverse, d’ailleurs. Si l’on conseille aux personnes suivant un régime amincissant de boire suffisamment, c’est d’une part parce que la boisson pourra procurer une sensation de satiété temporaire qui aidera à limiter les grignotages, d’autre part parce que l’amaigrissement s’accompagne d’une élimination de déchets (liés à la combustion des graisses en particulier) que l’eau aidera à drainer et « éliminer ». C’est essentiel, mais cela n’active aucunement la perte de poids !

Apprendre à bien s’hydrater

Nos ancêtres pouvaient parcourir des kilomètres à la recherche d’une source qui fournirait une eau au goût agréable, et ils la considéraient comme un don du ciel. De nos jours, l’eau a perdu son statut sacré et en boire n’est plus guère considéré comme un plaisir. Peut-être est ce imputable au goût désagréable de l’eau chlorée qui sort du robinet, mais de plus en plus de gens disent ne pas apprécier le goût de l’eau. Résultat : seuls 30 % des adultes atteignent les 1,5 litres recommandés quotidiennement. C’est sans doute dès l’enfance qu’il faut habituer les enfants à apprécier l’eau en ne leur laissant tout simplement pas le choix. L’habitude du sirop ou des boissons sucrées systématiques est un véritable cauchemar pour les nutritionnistes ! C’est en s’habituant au soulagement de la soif par l’eau que l’on apprend à l’apprécier.

Pour s’assurer une bonne hydratation, quelques règles simples suffisent.

• Apprendre à boire sans soif : la sensation de soif est inégalement perçue selon les individus. Beaucoup de gens avouent n’avoir jamais soif alors que nous avons tous les mêmes besoins.

• Boire de petites quantités plusieurs fois dans la journée. De grandes quantités absorbées d’un coup n’auront pas la même utilité, car l’eau sera en grande partie éliminée.

• Choisir de préférence des boissons pas ou peu sucrées : elles désaltèreront mieux et n’apporteront pas de calories superflues.

• Ne pas s’interdire de boire au cours des repas : contrairement aux idées reçues, quelques verres ne perturberont pas la digestion, et c’est souvent le seul moment de la journée où l’on peut prendre le temps de boire.

• Augmenter les quantités en cas de chaleur, de fièvre, de pratique sportive, de diarrhée ou vomissements, surtout chez l’enfant et la personne âgée.

• Conserver si possible toujours à proximité un verre, une carafe ou une bouteille d’eau, en particulier au travail. Les ambiances surchauffées et l’air climatisé accélèrent la déshydratation, d’où les maux de tête parfois observés.

• Consommer régulièrement des légumes et des fruits : ils sont très riches en eau.

• En cas de forte chaleur, les boissons alcoolisées, très sucrées (sodas, nectars) et à forte teneur en caféine sont à éviter, en raison de leurs propriétés diurétiques. On évitera aussi de boire glacé et l’on optera pour des boissons fraîches (10 °C) ou tièdes. En effet, il faudra beaucoup d’énergie, productrice de chaleur, pour ramener une boisson très fraîche à la température du corps.

Pour les sportifs

Tout effort s’accompagne d’une perte d’eau qui peut être considérable. En cas d’effort intense et prolongé, la quantité de sueur produite peut atteindre un litre par heure ! Si elle n’et pas compensée, la perte hydrique peut diminuer les performances et entraîner une grave déshydratation. Il est primordial de boire avant, pendant et après un effort prolongé. L’eau est parfaite, mais elle peut aussi, pour une meilleure rétention, être additionnée d’un peu de jus de fruit ou d’une pincée de sel.

 

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