Rythmes alimentaires

L’équilibre se fait sur la journée

Les deux repas principaux devront se compléter de manière à respecter la règle de la variété. Par exemple, si le plat principal du déjeuner comporte des féculents, on préfèrera un plat de légumes au dîner ; si l’on a pris un morceau de fromage à midi, on optera pour un laitage le soir ; si le déjeuner comportait une belle tranche de viande, on pourra se contenter d’un œuf ou de quelques sardines, voire se passer d’aliment protidique au dîner ; si l’on a déjà mangé un dessert sucré (pâtisserie, crème, glace…) dans la  journée, on passera ensuite aux fruits ou laitages simples.

Il suffit donc de se poser la question « qu’ai-je mangé à midi ? » pour choisir son menu du dîner. Concédons que les choses sont moins simples lorsque tous les membres de la famille ne mangent pas ensemble à midi, ce qui est aujourd’hui souvent le cas ! A l’impossible nul n’est tenu…

Est-il plus approprié de concentrer l’essentiel des calories sur la première partie de la journée, dans la mesure où l’activité est généralement plus réduite en soirée ? L’adoption d’un dîner léger paraît en effet logique pour la majorité d’entre nous, c’est-à-dire pour « la France qui se lève tôt », surtout ceux qui font un travail physique et ressentiront le besoin d’un petit déjeuner et d’un déjeuner copieux pour « tenir » jusqu’au soir. Mais il ne faut pas oublier ceux qui n’ont pas la possibilité de faire un déjeuner complet, par manque de temps ou d’infrastructure, et ceux qu’un déjeuner trop copieux risquerait de faire piquer du nez sur l’ordinateur. Ainsi, de nombreuses personnes déjeunent « sur le pouce », et rentrent le soir chez elles avec une faim de loup !

Chacun doit donc trouver le rythme qui lui convient. Le déjeuner pourra être relativement léger, mais il est tout de même conseillé d’y inclure une proportion suffisante de sucres lents (féculents et/ou pain) pour limiter les fringales de l’après-midi. Le dîner devra calmer la faim, mais en forçant davantage sur les légumes verts. Si l’on prévoit des féculents en plat principal au dîner, on veillera par exemple à le faire précéder de crudités ou de potage de légumes dont l’effet rassasiant permettra de réduire sans effort la quantité de féculents consommée.

Contrairement à ce que l’on entend parfois, manger le fromage le soir ne fait pas plus grossir que le prendre à midi : l’important est juste de ne pas forcer sur les quantités, et pour cela le mieux est de n’en consommer qu’une fois par jour.

Faut-il dissocier la viande des féculents ?

Certains vous diront qu’il n’est pas nécessaire de manger de la viande lorsqu’on prévoit un plat de pâtes. Cette idée repose sur le principe du régime dissocié. Si nous ne consommons que des glucides à un repas, sans y associer de graisses, notre métabolisme ne pourra pas transformer ces sucres en graisses et il n’y aura donc pas de stockage possible. Cela fonctionne aussi dans l’autre sens : les graisses apportées seules ne peuvent être stockées. Eh oui, on peut maigrir en se gavant de viande et de saucisson comme le préconisait le régime du Docteur Atkins… Mais à quel prix pour nos artères !

Ce type de régime est très déséquilibré, et il faut rappeler que l’association entre protéines animales et végétales réalise une très bonne combinaison d’acides aminés. Pour limiter sa prise de poids, mieux vaut manger des féculents en quantité raisonnable (ce sera plus facile s’il y a un peu de viande à côté) tout en limitant les graisses et le fromage qu’on y ajoute… Alors, vive les spaghettis à la bolognaise (à teneur réduite en matières grasses) !

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