Déjouer les pièges

L’impact du fast-food en France

Puisque seules deux enseignes ont résisté à la dure loi de la « libre concurrence » et ont envahi le territoire français jusqu’aux campagnes les plus reculées, nous pouvons nous permettre de les appeler par leur nom : l’Américain Mac Donald et le Belge Quick font couler beaucoup d’encre et déchaînent les passions dans les médias, au sein du corps médical et chez les groupes écologistes militants. Faut-il vraiment les considérer comme le pire lieu de perdition diététique ? Ont-ils autant d’impact qu’on semble le dire ? Peut-on y faire un repas « diététiquement correct » ? Tentons un regard objectif et serein…

1 134 restaurants Mac Donald, 324 enseignes Quick parsemés sur notre territoire à l’heure où sont écrites ces lignes : l’ampleur du phénomène mérite que l’on garde un œil attentif sur les conséquences qu’il pourrait avoir sur l’évolution des pratiques alimentaires dans notre pays. On sait que la restauration rapide est en plein boum en France, mais cette expansion touche tous les types d’enseignes, du Kebab à la sandwicherie en passant par la pizza – et maintenant les pâtes ! – à emporter. On assiste donc à une diversification de l’offre, qui pourrait à terme nuire aux appétits économiques des deux géants du fast-food. Mais pour l’instant, c’est vrai, ils sont partout, et deviennent même dans certains endroits incontournables pour qui veut manger rapidement sans se ruiner.

La moitié des Français n’y va jamais

Pourtant, tout le monde ne fréquente pas les fast-food, loin de là. Les différentes enquêtes de consommation le montrent : la moitié des adultes et un quart des enfants n’y vont jamais, et la grande majorité de ceux qui s’y rendent le font de manière occasionnelle, c’est-à-dire moins d’une fois par semaine. Reste une minorité d’individus, surtout jeunes, qui s’y restaurent régulièrement : 13 % des 15-17 ans et 5 % des enfants les fréquentent au moins une fois par semaine.

Une intéressante étude Synovate-BBC publiée en janvier2008 aprésenté à 9 000 personnes réparties dans treize pays occidentaux la proposition suivante : « J’aime trop le goût du fast-food pour y renoncer ». 81 % de nos concitoyens ont marqué un désaccord profond avec cette affirmation, tandis que 45 % des britanniques, 44 % des américains et 37 % des canadiens l’approuvaient ! Deux interprétations sont possibles : ce ne serait pas par goût que les Français choisiraient de fréquenter les fast-food, mais parce que c’est pratique et pas trop cher ; ou bien les Français, plus soucieux de leur image corporelle que leurs voisins, seraient prêts à plus de sacrifices pour la soigner. Toujours est-il que l’on tient là une démonstration de l’existence d’une certaine « exception française ».

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