Se mettre au bio

Le bio, quelles garanties ?

L’agriculture biologique est aujourd’hui soumise à un cahier des charges très strict, élaboré en 1992 pour l’agriculture et en 1999 pour l’élevage. Officiellement reconnue en 1980 par la loi française, elle est maintenant soumise à une réglementation européenne. Cette double législation explique la coexistence de deux logos distincts : le logo français « AB » et le logo européen représentant un épi de blé entouré des douze étoiles de la Communauté. Pour pouvoir être estampillé bio, un aliment doit être composé d’au moins 95 % d’ingrédients issus d’exploitations bio. Ce label n’est obtenu qu’après une procédure d’accréditation menée par un organisme agréé dont le nom doit figurer sur l’étiquette.

Cette reconnaissance a permis le développement de l’agriculture biologique qui bénéficie maintenant d’aides et a gagné la confiance du consommateur. Il faut savoir qu’un agriculteur qui souhaite se lancer dans le bio met son exploitation en veilleuse pendant au moins deux ans et accepte une baisse de rendement significative.

Pourtant, la presse s’attaque souvent à l’agriculture biologique au travers d’études révélant la présence de polluants chimiques dans certains produits. Il ne fait aucun doute que les agriculteurs respectent le cahier des charges auquel ils sont soumis, mais il leur est impossible de lutter contre l’éventuelle contamination venant d’exploitations voisines employant des produits chimiques, des routes qui jouxtent sa propriété ou de la pollution des eaux. On ne peut donc pas garantir l’absence totale de produits chimiques, et la teneur en métaux lourds est quasiment identique dans les produits bio et classiques. Mais les molécules indésirables restent dans l’immense majorité des cas bien moins nombreuses dans les produits bio.

Un encouragement officiel

Le ministère de la pêche et de l’agriculture a lancé en 2007 le plan « agriculture biologique : horizon 2012 ». Celui-ci vise, au travers de nombreuses actions gouvernementales, à permettre à l’agriculture biologique d’augmenter ses surfaces de cultures, l’objectif étant de passer de 2 % à 6 % de la surface agricole utile. Il s’accompagne d’un projet de promotion des produits bio au sein de la restauration collective. Plus de dix millions de repas bio ou comportant au moins une composante bio ont été servis dans les collectivités en 2007. L’État voudrait voir cette part augmenter jusqu’à 20 % à l’horizon 2012.

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