Produits sucrés et boissons

Le chocolat, un antidépresseur naturel

Quoi de plus naturel que de commencer par le chocolat ? Un sondage réalisé en 2007 auprès de 1 500 Britanniques a révélé que 52 % des femmes prétendent préférer manger du chocolat que faire l’amour… car « le chocolat ne déçoit jamais » ! Les hommes, eux, ne sont que 18 % à le préférer.

Les scientifiques nous apprennent que le chocolat renferme des composants chimiques aux effets stimulants et antidépresseurs : la sérotonine, la phényléthylamine – de structure proche des amphétamines – et la théobromine. Manger du chocolat déclencherait par ailleurs la sécrétion massive de Béta-endorphines, les hormones du plaisir… auxquelles sont visiblement sensibles les femmes britanniques ! Ce ne sont pas là les seules vertus du chocolat puisqu’il est aussi très riche en phosphore, potassium et magnésium, mais aussi en oligo-éléments tels que le cuivre, le zinc et le sélénium.

Le chocolat est très calorique

Mais que cela ne nous fasse pas oublier qu’il est aussi très calorique, avec 550 kcal pour une tablette de100 g. Une barre de chocolat (20 g) apporte donc environ 100 kcal. Ses calories sont principalement apportées par les graisses et les sucres, car il contient peu de protéines (3 % à 5 %). La teneur en sucre varie de 25 % à 45 %, provenant principalement du sucre ajouté. Pourtant, l’index glycémique du chocolat est très bas, certainement en raison de la forte proportion de graisses, avec 30 % à 40 % de lipides. Ces derniers ne favorisent pourtant pas l’augmentation du cholestérol sanguin comme beaucoup le croient, car leur origine est végétale et ils contiennent des phytostérols capables de freiner l’absorption du cholestérol apporté par les autres aliments.

Parmi les idées reçues, la croyance selon laquelle le chocolat constipe est fausse : les tanins qu’il contient stimulent au contraire la contraction de la paroi intestinale et aident à réguler le transit. Il ne favorise pas non plus les « crises de foie », appellation étrange donnée en d’autres temps aux inconforts digestifs, pas davantage causés par les abus de chocolat que par tout repas trop copieux et trop arrosé.

Voilà levée une partie du voile qu’il vaut mieux baisser à nouveau, pour préserver la part de mystère qui fait le charme de cette gourmandise hors du commun.

Une brève histoire du chocolat

Les civilisations précolombiennes d’Amérique utilisèrent d’abord la fève de cacao comme pièce de monnaie, mais ils en extrayaient aussi le suc pour réaliser une boisson appelée xocoalt, à laquelle ils attribuaient des vertus divines. Les fèves étaient grillées et broyées puis mélangées à de la farine de maïs, des épices et de l’eau. C’est l’Espagnol Cortés qui, au décours d’une expédition au Mexique en 1519, eut le premier l’idée d’importer le cacao. Les européens le découvrirent alors au travers d’une boisson amère et épicée très prisée pour ses vertus médicinales fortifiantes. Les applications culinaires arrivèrent peu de temps après, et c’est à un français, François Doret, que l’on doit la première machine à fabriquer le chocolat, à la fin du XVIIIe siècle.

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