Les produits laitiers

Le lait en accusation

Chacun connaît l’effet délétère sur la santé de l’homme de la consommation de produits animaux contenant de fortes doses d’antibiotiques. Or, nos amies les vaches souffrent parfois d’infections mammaires et reçoivent alors des traitements antibiotiques. La législation oblige l’éleveur à jeter le lait pendant toute la période de contamination possible. D’autre part, tout lait collecté fait l’objet de contrôles vétérinaires rigoureux. Les craintes à ce sujet ne semblent donc pas fondées. Rien ne prouve non plus qu’il soit efficace, comme certains le prétendent, de retirer les produits laitiers du régime alimentaire des personnes atteintes de polyartrite rhumatoïde ou de sclérose en plaque ; il s’agit là d’élucubrations sans fondement scientifique.

Le lait et les produits laitiers sont encore accusés par certains de favoriser les cancers. Pourtant, ils ne contiennent aucune substance cancérigène connue. Des études montrent au contraire qu’un apport correct en calcium diminue de 10 % à 20 % le risque de cancer du côlon et prévient la survenue de cancer du sein. Peu riche en graisses, surtout lorsqu’il est demi-écrémé ou écrémé, le lait ne favorise pas non plus les maladies cardio-vasculaires.

Le seul doute fondé concerne le rôle que pourraient jouer le calcium dans le cancer de la prostate. On constate en effet que des apports supérieurs à 1 500 mg par jour (il faut pour cela consommer quotidiennement au moins six produits laitiers ou un litre de lait) en augmentent le risque de 20 %. Pourquoi ? On l’ignore. On a d’abord soupçonné l’hormone IGF1, mais il s’avère que sa présence dans le lait de vache est infime par rapport à sa présence naturelle dans notre organisme. Et l’introduction d’hormones dans l’alimentation des vaches est interdite en Europe.

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