Les poissons

Le mercure, une menace contre les oméga 3 ?

La toxicité du mercure est bien connue. Son action délétère sur la formation des cellules cérébrales en fait un poison pour le fœtus et le jeune enfant. Chez l’adulte, il majore les phénomènes oxydatifs et favorise l’apparition de plaques qui vont obstruer les artères et entraîner des maladies cardio-vasculaires. Or, le poisson est le seul aliment à pouvoir véhiculer des doses significatives de mercure, sous forme de méthyl-mercure.

Une étude de 2006 réalisée auprès de 1 800 Finlandais âgés de 42 à 60 ans, suivis pendant 14 ans, a montré que près de la moitié des décès survenus durant cette période étaient d’origine cardio-vasculaire. Des prélèvements et analyses effectuées sur les défunts et des vivants ont mis en évidence une corrélation entre la teneur en mercure de leur alimentation (mesure des résidus de mercure dans leurs cheveux) et le risque cardio-vasculaire : chaque milligramme supplémentaire de mercure se traduisait par une augmentation de 13 % du risque de décès par maladie cardio-vasculaire. Il s’agissait pourtant de forts consommateurs de poisson, donc d’oméga 3. Autrement dit, la présence de mercure tend à gommer les effets protecteurs des oméga-3 et à majorer le risque coronarien.

La Food and Drug Administration américaine déconseille la consommation de poissons potentiellement riches en mercure. Il s’agit essentiellement du requin, de l’espadon et du « maquereau roi » (pêché dans l’Atlantique ouest et le golfe du Mexique). Présentent également des taux élevés, bien que plus acceptables : le bar de mer (Chili), le maquereau d’Espagne et du Golfe, le mérou, le thon (albacore en boîte et yellowfin). Ces derniers pourront être consommés, mais sans dépasser une fois par semaine.

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