Rythmes alimentaires

Le petit déjeûner

Si l’on en croit les résultats de l’enquête de 1999 précitée, les Français sont dans l’ensemble convaincus de l’intérêt d’un petit déjeuner complet, « à la française » (51 % votent pour la boisson chaude-pain-beurre-confiture ou viennoiserie, et parfois jus de fruit) ou à l’anglo-saxonne (28 % pensent qu’il doit être accompagné de fruit ou fromage, œuf, céréales…). Dans la pratique, les choses sont un peu différentes : bien que le petit déjeuner traditionnel reste le préféré des français (51 % le consomment quotidiennement), seuls 8 % optent pour le breakfast anglo-saxon, tandis qu’un quart de nos concitoyens le négligent, avalant tout au plus une tasse de café avant de filer au travail. Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais !

 Est-ce si important de prendre un petit déjeuner ?

Répondons par un contre-exemple, et voyons à quoi ressemble la matinée de celui qui néglige son « petit dej’ » : la sonnerie du réveil le fait sortir d’un période de jeûne d’une douzaine d’heures, au cours de laquelle il a épuisé la totalité de ses réserves d’énergie : les bûches (glucides complexes) et le petit bois (sucres simples) sont tous calcinés et refroidis dans la cheminée ! A peine le temps d’avaler un café, il prend le chemin du travail, marchant au radar, la tête embrumée, et le voilà qui s’attelle à sa tâche. L’activité lui fait oublier sa faim… jusqu’à onze heures, lorsqu’il commence à guetter la pendule avec une certaine anxiété, à moins qu’un collègue attentionné ne lui propose quelque sucrerie pour tenir le coup jusqu’à la pause déjeuner. Baisse de concentration, fatigue : il se sent inefficace et de mauvaise humeur. Normal : il est à jeun depuis une quinzaine d’heures ! Enfin, c’est l’heure de la pause. Tel un écolier mal élevé, il se rue dans l’ascenseur en rêvant du bon steak-frites de la cantine ou du bistrot ! Seize à dix-sept heures de jeûne (sur vingt-quatre, faites le compte !), cela mérite bien un déjeuner copieux et bien gras !

Il ne faut pas le sauter

Toutes les études menées en France et à l’étranger (Etude du Val de Marne 1996, cohorte Stanislas 2001, etc.) le prouvent : sauter le petit déjeuner nuit considérablement à l’équilibre de notre métabolisme. On constate une altération des performances physiques et intellectuelles (difficulté de mémorisation et de raisonnement, baisse de créativité), des grignotages plus fréquents, la compensation par un déjeuner plus conséquent et riche en graisses, un moins bon équilibre nutritionnel au long de la journée, avec une carence en vitamines et minéraux.

A l’inverse, ceux qui prennent le temps de faire un bon petit déjeuner auront en moyenne moins de problèmes de poids, des apports caloriques journaliers moindres, consommeront moins de graisses dans la journée et auront une meilleure couverture de leurs besoins en vitamines et minéraux. Ils seront plus performants et plus dynamiques dans la matinée et moins sujets aux calculs biliaires (le petit déjeuner relance la sécrétion de la bile).

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