Déjouer les pièges

Le piège des repas d’affaires

Dans notre pays où il est de coutume de prendre les grandes décisions autour d’une table bien garnie, galvanisé par quelques verres de bon vin, difficile de déroger aux fameux repas d’affaires. S’ils restent exceptionnels, pas de souci, ils n’auront pas d’influence sur votre santé et votre ligne. Le problème se corse lorsqu’ils se succèdent sans relâche. Les services de cardiologie voient trop souvent arriver des hommes et des femmes exerçant des activités professionnelles à haut niveau de responsabilité, soumis à une alimentation trop riche en calories, en graisses et parfois en alcool en raison de repas d’affaires presque quotidiens. Peu habitués à se préoccuper de leur corps, ils ont laissé les kilos s’accumuler et leur santé s’en trouve gravement affectée lorsqu’arrive la cinquantaine : diabète, hypertension, pathologies cardiaques, apnée du sommeil… le bilan est parfois très lourd !

Ne singez pas les autres

De plus en plus de businessmen et executive women, conscients du danger, prennent les devants en contrôlant discrètement le menu de ces repas, en pratiquant une activité sportive régulière et en compensant les excès par une alimentation saine et légère à la maison. Avis à ceux qui se sentent concernés : ne ressentez aucune gène à manger léger pendant que d’autres vident avec avidité assiettes et bouteilles, et sachez que tous ceux qui mènent le même genre de vie ont les mêmes problèmes que vous : ils comprendront !

Ayez les bons réflexes : chaque fois que vous le pouvez, choisissez les plats à base de poisson, fruits de mer ou viandes blanches, boudez charcuteries et plats « du terroir » un peu trop lourds, limitez le pain et le fromage, laissez les sauces au fond du plat et de l’assiette, limitez-vous à un ou deux verres de vin, commandez une bouteille d’eau minérale plate ou gazeuse (vous serez sûr de l’obtenir et de disposer d’un verre supplémentaire pour l’eau), choisissez un dessert léger (à base de fruits frais ou de laitage) ou passez directement au café… et faites une belle et longue carrière !

Et si on n’a pas le temps de manger ?

Répétons-le : sauter un repas équivaut pour votre organisme à une séance d’entraînement à la pénurie alimentaire. Il va apprendre à limiter ses dépenses et à stocker davantage après les autres repas. Vous n’aurez peut-être pas l’impression de manquer d’énergie, car la tension nerveuse, peut-être stimulée par de bonnes doses de caféine, et surtout la formidable capacité d’adaptation de votre organisme vous permettront de rester actif. Mais pourquoi infliger un tel rythme à votre corps alors qu’un simple sandwich accompagné d’une pomme suffit à couvrir ses besoins ? Soumettre son métabolisme à une alternance de périodes de jeûne et de périodes de pléthore alimentaire n’est pas sans conséquences, tant sur le plan physique que psychique. La machine humaine est fragile, apprenons à la respecter et à la ménager.

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