Maigrir durablement

Le stress fait-il grossir ?

Il paraît évident que les excès alimentaires et l’insuffisance d’activité physique font grossir. Mais qu’en est-il du stress ? Ne serait-il, comme on l’a longtemps cru, qu’une bonne excuse ? C’est loin d’être aussi simple. Si une personne grossit, c’est parfois parce qu’elle n’a pas trouvé de meilleure solution pour régler des difficultés psychologiques auxquelles elle ne sait pas faire face. Se priver de cette protection peut amener à se retrouver sans défense. Elle n’a plus alors d’autre choix que de revenir à ses anciennes habitudes, plutôt que de se laisser envahir par un état dépressif. Les grignotages répétés et les compulsions alimentaires cachent bien souvent une fragilité psychologique à laquelle aucun régime ne peut remédier, en tout cas pas sans l’aide d’un professionnel qui saura guider et soutenir.

Plus délicate est la question du stress comme générateur de surpoids, indépendamment des apports alimentaires. En d’autre terme, peut-on grossir parce que l’on est stressé, même si l’on ne mange pas trop ? Peut-être. Le stress stimule en effet la sécrétion par les glandes surrénales d’une hormone, le cortisol, qui favorise le stockage des graisses, en particulier au niveau de l’abdomen, là où elles sont particulièrement dangereuses pour la santé.

C’est ce que confirme l’étude dirigée par le Dr Epel, de l’Université de Californie. Parmi les 59 femmes suivies, il s’avère que celles qui sont les plus sensibles au stress sont aussi celles qui présentent le plus de bourrelets au niveau de la taille. Mais le cortisol ne rendrait pas pour autant obèse, puisque selon cette même étude, les femmes sensibles au stress sont finalement parmi les plus minces du groupe… Elles n’ont certes pas une taille de guêpe, mais leur poids n’est pas forcément excessif. Le surpoids ne serait donc pas seul à représenter un risque pour la santé ; le stress aussi. Raison de plus pour ne pas traiter l’un sans s’intéresser à l’autre !

Un peu de psychologie…

Se prouver qu’on est capable de se prendre en main et de faire preuve d’assez de force de caractère pour contrôler son poids (donc sa nourriture) peut aider à redonner confiance en soi et à se sentir psychologiquement plus fort. Mais les phases de stabilisation, lorsqu’on atteint un « plateau » un peu trop long, sont particulièrement difficiles à passer si l’on n’est pas dans un contexte psychologique favorable. Mieux vaut donc attendre un moment où l’on se sent « bien dans sa tête » pour démarrer un régime plutôt que de prendre le risque de se mettre en échec, ce qui ne ferait qu’accentuer la fragilité initiale.

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