Les oeufs

Les bonnes quantités d’oeufs

Depuis les années 1960, l’aliment protéique, qu’il prenne la forme de viande, de poisson ou d’œuf, occupe une place de plus en plus en plus importante dans notre alimentation quotidienne. Il est au centre du repas et c’est d’abord à lui que l’on pense lorsqu’on se pose la question « que vais-je faire à manger ce soir ? ». Il s’agit bien là d’une dérive liée à l’évolution des disponibilités alimentaires et des goûts, et il faut bien reconnaître que ces nouvelles habitudes sont mal adaptées à nos vrais besoins nutritionnels. Faut-il voguer à contre courant et lutter contre ces usages inopportuns ou s’y résoudre en tentant de les rendre « les moins nocifs possible » ?

Quels sont vraiment nos besoins ?

Nos besoins sont déterminés par le principal intérêt nutritionnel commun des ces aliments : les protéines. Il faut donc se remémorer les besoins protéiques d’un individu en bonne santé : 12 % de notre apport énergétique journalier sous forme de protéines suffisent à couvrir nos besoins, ce qui correspond à 1 g de protéines par kg de poids corporel. Ainsi, un individu de60 kg a besoin de 60 g de protéines chaque jour, dont la moitié sera apportée par les céréales et les végétaux, et dont l’autre moitié,30 g, proviendra des produits animaux. Les trois produits laitiers journaliers en fourniront environ10 g. Resten t20 g qui devront être apportés par les viandes, poissons et œufs.

20 grammes, c’est peu ! Il suffit d’une petite tranche de viande (100 à125 g), d’un filet de poisson ou de deux à trois œufs (selon la taille) pour couvrir les besoins de la plupart des adultes. Quant aux enfants, ils pourront sans risque se contenter de 50 à 60 g par jour. Seuls les adolescents pourront justifier un apport de 150 à 200 g par jour, pic de croissance oblige.

Conclusion : à moins que vous n’ayez la carrure d’un footballeur américain, rien ne justifie la présence de viande ou de poisson à chaque repas. Mais alors, que manger à la place ? Tout ce qu’on ne mange pas assez : des légumes, des céréales, des fruits et des produits laitiers.

Et si l’on adore la viande et qu’on n’a pas envie de se sentir frustré ? On peut, à l’exemple de la majorité de la population de notre pays, se permettre de dépasser un peu nos besoins à condition de ne pas verser dans la démesure (pas plus de 150 à 200 g/jour), de s’orienter le plus souvent vers les produits les moins gras (poisson, viandes maigres, jambon, etc.), et de veiller à garder une alimentation diversifiée.

Viande : une consommation en régression

Il semble que tout naturellement nos concitoyens s’orientent vers une diminution de leur consommation de produits carnés. Alors qu’on mangeait 147 g de viande par jour en 1999, nous sommes passés à 122 g/j en 2004 pour descendre à 117 g/j en 2007. Les arguments économiques sont sans doute pour beaucoup dans cette évolution. Sur un plan nutritionnel, on reste cependant excédentaire, car il faut ajouter à ces chiffres les quantités de poisson, œufs, charcuteries et plats cuisinés consommés.


 

 

Be Sociable, Share!
Article précédent :

Article suivant :

Une question, un commentaire ?

Vous devez tre connect pour poster un commentaire.


Copyright 2015 Diététique et santé
Qui sommes-nous ?