Les légumes et les fruits

Les bonnes quantités de fruits et légumes

Nul ne peut encore prétendre l’ignorer : cinq fruits et légumes par jour, c’est le minimum quotidien requis pour l’ensemble de la population ! Mais d’où vient ce chiffre et pourquoi devrions-nous en faire notre ligne de conduite alimentaire ? Le message, largement relayé par les médias, est-il pour autant très clair ? Peut-on aisément parvenir à ces quantités qui paraîtront à certains compliquées à atteindre ? Peut-on remplacer les légumes par des fruits (ou inversement), ou faut-il maintenir un équilibre équitable entre les deux ? Autant de questions auxquelles nous allons tenter d’apporter des réponses claires.

Pourquoi cinq ?

Le fameux slogan « cinq fruits et légumes par jour » est le résultat de nombreuses années d’études et de recherches. Il est une des pièces maîtresses des recommandations retenues par le Programme national nutrition santé (PNNS) mis en place en 2001 par le ministère de la Santé.

Le PNNS repose sur un socle solide : les connaissances scientifiques en matière de répercussion des conduites alimentaires sur l’état de santé des individus. Il a adopté comme base principale les travaux du Haut Comité de santé publique. On est en effet aujourd’hui en mesure de prouver l’impact de la nutrition sur la survenue d’un certain nombre de maladies : cancers, ostéoporose, diabète de type 2 (diabète « gras » ou « non insulino-dépendant »), et une grande partie des maladies cardio-vasculaires. Il s’agit là des pathologies les plus courantes dans notre pays. Bien sûr la nutrition n’est pas le seul facteur impliqué, mais c’est celui sur lequel il est le plus facile d’intervenir.

Ces recommandations ne doivent évidemment pas être considérées comme des diktats ; mais si les scientifiques détiennent des connaissances qui peuvent être profitables à chacun de nous, n’est-il pas de leur devoir de les transmettre ? Libre à chacun ensuite d’en faire ce qu’il veut.

Le PNNS a été complété par une vaste étude menée sous l’impulsion de l’Unité de surveillance et d’épidémiologie nutritionnelle (USEN), nommée « Etude nationale nutrition santé » (ENNS 2006, consultable en ligne), dans le but de décrire avec précision les consommations alimentaires, l’état nutritionnel et l’activité physique d’un échantillon représentatif de la population française. Elle comportait aussi un volet sur l’exposition aux polluants chimiques (pesticides, métaux lourds). Cette étude a permis déterminer les conseils qu’il est pertinent de relayer par la voie des médias et de la publicité, ainsi que les groupes à risque qu’il convient tout particulièrement d’informer. D’autres analyses permettront d’approfondir les connaissances en matière d’incidence de l’alimentation sur la santé et de mieux connaître le rôle d’autres facteurs, comme les conditions socio-économiques.

Une base scientifique solide

Le PNNS est un programme ambitieux auquel participent nombre d’éminentes personnalités du monde de la recherche et de la médecine. Citons l’introduction de l’ENNS 2006, représentative de l’esprit de cette démarche : « Les données de la recherche accumulées depuis plusieurs décennies ont mis en évidence le rôle de la nutrition dans ses trois dimensions (alimentation, activité physique et état nutritionnel) comme déterminant majeur de la santé, notamment en termes de morbidité et de mortalité. »

Be Sociable, Share!
Article précédent :

Article suivant :

Une question, un commentaire ?

Vous devez tre connect pour poster un commentaire.


Copyright 2015 Diététique et santé
Qui sommes-nous ?