Minéraux et vitamines

Les oligo-éléments, petits amis de notre corps

Ils sont nombreux tous ces minéraux qui contribuent au fonctionnement de notre organisme. Malgré une représentation parfois minime, de l’ordre du microgramme, les oligo-éléments jouent un rôle essentiel dans nombre de fonctions vitales. La liste de leurs vertus ne cesse de s’allonger au fur et à mesure des recherches, révélant des interactions constantes entre les différents éléments nutritifs et confirmant les deux règles qui garantissent à elles seules une bonne alimentation : la variété et l’équilibre. Examinons de plus près ceux qui génèrent le plus d’interrogations et éveillent particulièrement l’intérêt des chercheurs et du public.

 Du fer pour nos globules rouges

 Le fer est présent en très faible quantité dans l’organisme : le corps féminin en renferme environ2,5 g, l’homme4 g. Il est pourtant indispensable à l’oxygénation de notre corps. Il rentre dans la constitution de l’hémoglobine, le pigment des globules rouges qui permet à notre sang de récupérer l’oxygène de l’air et d’assurer son transport vers toutes nos cellules. Il intervient également dans de nombreuses réactions métaboliques.

Les besoins réels en fer mériteraient d’être précisés, car si l’on se fie aux normes fixées par les organismes mondiaux de santé, il apparaît que 68 % des femmes seraient carencées, 13 % ayant des apports inférieurs à la moitié des valeurs recommandées ! Or, la fréquence des carences avérées en fer, appelées « anémies ferriprives » est nettement plus rare. Selon les dernières études menées sur la population française, elle touche 23 % des femmes réglées, 5 % des femmes ménopausées et seulement 2 % des hommes. Sont particulièrement exposées les femmes ayant des règles fréquentes et abondantes (phénomène par ailleurs assez répandu chez les adolescentes), celles qui utilisent une contraception par stérilet, les femmes enceintes (elles partagent leurs réserves avec le fœtus et leur volume sanguin est augmenté) et celles qui allaitent. Vous l’avez compris : chaque fois qu’il y a perte de sang, il y a augmentation des besoins en fer pour assurer la fabrication d’un nouveau stock. C’est pourquoi une anémie brutale et inexpliquée doit faire rechercher un saignement caché.

Le fer présente un grand désavantage : il est très mal absorbé. Seul 5 % à 10 % du fer ingéré franchira la barrière digestive ! Abandonnons l’idée pourtant répandue des épinards et des légumes secs comme sources intéressantes en fer, car certains éléments contenus dans les végétaux (fibres, acide phytique et tanins) freinent son absorption. Le fer est bien mieux assimilé lorsqu’il provient de sources animales. Les viandes et surtout les abats en sont particulièrement riches, ainsi que le boudin noir (à base… de sang). Comme nous sommes capables de le mettre en réserve, un excellent moyen de se prémunir de l’anémie consiste à consommer un aliment très riche (foie ou boudin) tous les quinze jours, et ne pas bouder la viande ! Plus l’animal est âgé, plus son foie est riche en fer : préférez donc les foies de génisse ou de volaille au foie de veau.

Attention au thé : les polyphénols qu’il renferme empêchent l’absorption du fer. Il faut donc éviter de consommer simultanément du thé et des aliments riches en fer. En revanche, le fer est mieux absorbé en présence de vitamine C. Quand on vous dit que tout est lié en matière de nutrition !

Les végétariens sont-ils carencés en fer ?

La logique voudrait que ceux qui bannissent les viandes de leur alimentation souffrent d’anémie. Or, il semble que la nature soit bien faite, et que parmi les populations dont les apports en fer sont réduits, l’absorption digestive de celui provenant des végétaux soit optimisée ! Il n’en reste pas moins vrai que le végétarisme demande une surveillance accrue lorsqu’il concerne des populations « à risque », comme les adolescentes, les femmes enceintes allaitantes, les personnes âgées.


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