Les oeufs

Œuf et diabète ne font pas bon ménage

Une étude publiée en 2008 dans l’American Journal of Clinical Nutrition a introduit une petite note discordante dans ce discours optimiste. Il s’agissait du résultat d’une enquête de grande ampleur, portant sur 21 327 sujets de sexe masculin suivis pendant 20 ans. En plus d’informations générales sur leur mode de vie et leurs habitudes alimentaires, ces hommes renseignaient les enquêteurs sur leur consommation d’œufs. Cette enquête a permis de déterminer un seuil de fréquence de consommation de sept œufs par semaine au delà duquel le risque de mortalité est augmenté. Paradoxalement, il ne s’agit pas particulièrement de mortalité cardio-vasculaire, mais d’un risque global, toutes causes confondues. Admettons-le : on ne sait pas pourquoi, mais c’est comme ça ! Cela ne fait que confirmer ce qui est applicable à tout aliment : aucun n’est « bon » ni « mauvais », mais tout abus nuit à l’équilibre alimentaire et a des conséquences néfastes sur la santé.

Des risques cardio-vasculaires

L’autre découverte de cette étude concerne le comportement métabolique particulier des personnes souffrant de diabète. Il semble en effet qu’elles supportent beaucoup moins bien que les autres le cholestérol apporté par l’alimentation et seraient davantage susceptibles de le transformer en cholestérol sanguin. Une consommation de plus de sept œufs par semaine chez un diabétique reviendrait à doubler le risque cardio-vasculaire !
On peut donc, dans l’état actuel des connaissances, affirmer que seuls les sujets diabétiques doivent modérer leur consommation d’œufs à deux par semaine au maximum. Pour tout le reste de la population, une consommation hebdomadaire inférieure ou égale à six œufs est dénuée de tout danger. Quant on sait qu’en moyenne les français en consomment en moyenne 3,5 par semaine, il reste de la marge !

Des œufs aux oméga 3 ! Mais comment font-ils ?

Il suffit de prodiguer de bons conseils diététiques aux poules pondeuses ! Ou plus sérieusement de les nourrir de graines de lin, très riches en acide alpha-linolénique, un oméga 3 précurseur des autres oméga 3 (EPA et DHA). Et voilà l’œuf autrefois accusé de boucher nos artères devenu comme par magie une source exceptionnelle de « bonnes graisses », puisqu’un seul œuf ainsi sélectionné couvre à lui seul ¼ de nos besoins quotidiens en oméga 3. Intéressant pour ceux dont le taux de cholestérol sanguin dépasse les normes admises.

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