Maigrir durablement

Peut-on lutter contre la génétique ?

Les déterminants génétiques de l’obésité sont aujourd’hui assez bien connus. Il existe bien une prédisposition familiale qui fait intervenir au moins deux gènes récemment identifiés. Mais qui dit prédisposition ne dit pas fatalité. Ainsi, une équipe de l’institut Pasteur de Lille dirigée par le Docteur Philippe Froguel a publié en 2009 les résultats d’une étude sur des familles porteuses depuis trois générations des mêmes gènes de l’obésité. Le résultat est éloquent : 80 % des petits-enfants étaient obèses contre seulement la moitié des grands-parents. « Ce que nos recherches montrent, c’est que nous sommes inégaux face à l’alimentation, que la pente est plus difficile à grimper pour certains. En aucun cas que la génétique fait tout », commente le chercheur.

Le facteur héréditaire

Si Lisa est si attentive à son poids, c’est qu’elle ne veut en aucun cas rejoindre le poids de sa mère et de ses grands-parents, gênés par une obésité sévère. Elle sait qu’elle prend plus facilement du poids que la majorité de ceux qui l’entourent. Lisa fait partie de ces individus qui grossissent rien qu’en regardant la vitrine de la boulangerie… Cela ne veut pas dire qu’elle ne pourra jamais maigrir et stabiliser son poids. Elle n’atteindra probablement pas la silhouette de mannequin de ses rêves, mais elle est parvenue jusqu’à présent à se tenir à l’abri de l’obésité et même du surpoids. Cela lui demande juste un peu plus d’efforts, surtout si elle n’a pas intégré dés l’enfance de bons réflexes alimentaires. Nous ne sommes pas égaux devant le poids mais, comme Lisa, nous avons tous nos chances !

En partie responsables, mais pas coupables

La société n’est pas tendre avec les personnes en surpoids. Il n’y a qu’à voir l’image qu’en donnent le cinéma, la littérature, la bande-dessinée : souvent gentils mais un peu bêtas, plus risibles que drôles, ou carrément bêtes et méchants, ils ont rarement le beau rôle. Comme si le poids était assimilable à un trait de caractère ! L’argument génétique contredit cette idée préconçue : l’obésité n’est pas la preuve d’une faiblesse de caractère ni d’un laisser-aller. Il est temps de cesser de culpabiliser les personnes obèses. Certes, elles pourraient être plus minces, mais pour beaucoup, au prix d’efforts que peu de gens minces consentiraient à faire.

Be Sociable, Share!
Article précédent :

Article suivant :

Une question, un commentaire ?

Vous devez tre connect pour poster un commentaire.


Copyright 2015 Diététique et santé
Qui sommes-nous ?