Les matières grasses

Peut-on se fier aux huiles composées ?

Il existe aujourd’hui des mélanges d’huiles plutôt bien conçus, à utiliser pour les assaisonnements et les cuissons courtes. Elles mêlent dans des proportions très savantes les huiles de tournesol, colza, pépins de raisins et parfois olive. On trouve aussi des mélanges spécialement adaptés à la friture.

Il faut saluer le travail accompli par les fabricants, qui apportent une collaboration efficace à la recherche sur les lipides et la protection cardiovasculaire, et proposent des huiles dont la composition est sans cesse révisée en fonction des avancées de la science. Regrettons tout de même le coût de ces produits qui ne les rendent accessibles qu’à une minorité.

Mais vous pouvez tout à fait réaliser des compositions similaires à la maison, en les adaptant à vos goûts. Mélangez tout simplement dans une bouteille en verre une ou deux huiles de votre choix parmi les celles riches en acides gras mono-insaturés (tournesol, maïs, soja, olive, pépins de raisins) avec de l’huile de colza ou de noix. Pour une saveur plus relevée, n’hésitez pas à ajouter une branche de romarin, quelques feuilles de laurier, du thym, des grains de poivre, de baies rouges ou de coriandre, de l’ail lyophilisé, et pourquoi pas un petit piment séché. Vous pouvez aussi réaliser des mélanges « en direct » pour chaque plat.

La proportion entre les différents acides gras ne sera peut être pas aussi parfaite que dans les mélanges des supermarchés, mais ce sera déjà très bien ! Dans la mesure où l’huile ne représente qu’une partie des graisses de notre alimentation (un peu moins de la moitié), viser l’équilibre parfait avec une huile « idéale » n’a pas vraiment de sens. Répétons-le, c’est la variété qui garantit l’équilibre.

 Vinaigrettes allégées : moins de tout…

 Vous voulez le plaisir sans les calories ? La facilité qu’offrent les mélanges industriels allégés en graisses vous paraît bien tentante ? Attendez un peu…

Légères ou « ultra-légères », ces vinaigrettes ont comme premier ingrédient… l’eau ! Les graisses y sont effectivement peu présentes, et le gain en calories bien réel. Alors qu’une vinaigrette traditionnelle comporte environ deux tiers d’huile, donc 67 % de lipides, les produis allégés en comptent seulement 25 %, et parfois moins. Mais qui dit moins de graisses dit aussi moins d’acides gras polyinsaturés, d’oméga 3 et d’oméga 6, de vitamines antioxydantes… Bref, sous prétexte de surveiller son poids, on se prive des éléments les plus intéressants pour notre santé ! Sans compter tous les additifs forcément incorporés à ces produits pour les rendre agréables au goût et leur donner la consistance nécessaire. Epaississants, acidifiants, anti-oxygènes, arômes naturels et artificiels : la liste est longue.

Les vinaigrettes allégées ne présentent donc pas d’intérêt réel dans le cadre des régimes amincissants, ni a fortiori dans l’optique d’une alimentation équilibrée. Et elles vous vendent de l’eau au prix de l’huile !

Réalisez vos bouteilles de vinaigrette

On est parfois tenté par l’aspect pratique des vinaigrettes du commerce : la bouteille sur la table, chacun se sert à son goût. Mais il est très simple de réaliser une vinaigrette maison qui pourra être conservée (hors du réfrigérateur pour ne pas figer, mais à l’abri de la lumière) avec l’huile – ou les huiles – de votre choix, du vinaigre (classique ou aromatisé), éventuellement un peu de moutarde, du sel, du poivre, et des aromates. Vous pouvez même la couper avec un tiers d’eau pour une version « light » ! Il suffira d’agiter la bouteille avant l’emploi… Belle économie de temps et d’argent, sans nuire à la qualité nutritive !

Be Sociable, Share!
Article précédent :

Article suivant :

Une question, un commentaire ?

Vous devez tre connect pour poster un commentaire.


Copyright 2015 Diététique et santé
Qui sommes-nous ?