Produits sucrés et boissons

Quelle part de produits sucrés dans notre alimentation ?

Rappelons-le : l’être humain peut très bien se passer totalement de sucre. Les sucres complexes du pain, de féculents et des céréales, associés aux sucres simples des fruits et légumes suffisent amplement à couvrir nos besoins en glucides et sont nettement plus utiles au maintien de nos fonctions vitales.

Mais le plaisir sucré est si profondément inscrit dans notre mémoire collective qu’il serait absurde de le balayer d’un revers de la main. Les produits sucrés ont donc leur place dans notre alimentation, mais elle doit rester minoritaire et ne pas se substituer à celle des aliments dont notre organisme a besoin. On considère qu’ils ne doivent pas dépasser 10 % de nos besoins quotidiens en énergie. Pour atteindre les 200 kcal que cela représente, on pourra donc consommer l’équivalent de 50 g de sucre, l’équivalent de 10 morceaux.

Consommez avec modération

Répartis sur la journée, ils pourront représenter par exemple : deux morceaux de sucre (ou deux cuillères de chocolat en poudre) + deux petites cuillères de confiture ou de miel au petit déjeuner + une cuillère à dessert de sucre dans un laitage à midi + un dessert sucré (glace, crème dessert, petite part de gâteau, etc.) le soir.

Ces quantités paraîtront bien faibles aux « accros » au sucre ; elles sont d’ailleurs largement dépassées par nos concitoyens, qui flirtent plutôt avec les100 g par jour. Il est donc temps d’apprendre à modérer notre consommation de sucre et de produits sucrés. Plutôt que de remplacer le carré de sucre dans le café par une sucrette, remplacez le grignotage compulsif (lire encadré) par l’art de la dégustation. Faites le test : prenez un carré de chocolat et laissez-le doucement fondre en bouche pour distinguer tous ses arômes, rechercher les souvenirs qu’il vous évoque… Soyez à l’écoute de vos sens, et le plaisir sera décuplé, à tel point que votre cerveau, repu, n’en réclamera pas plus. Vous ne perdrez pas au change, car l’intensité du plaisir est davantage liée à la qualité qu’à la quantité.

Evitez les sucreries en dehors des repas

Comment naissent les compulsions sucrées ? Principalement par des apports en sucres rapides en dehors des repas. Un petit stress, un « coup de pompe »… et on se jette sur le paquet de bonbons ou la tablette de chocolat. Le pancréas est immédiatement sollicité pour absorber l’excès de sucre qui envahit très rapidement le système sanguin, et il réagit en secrétant une quantité massive d’insuline. Dans le même temps, le cerveau recevrait un afflux de dopamine, véritable drogue entraînant un état de dépendance comparable à celui obtenu avec la nicotine, la morphine ou la cocaïne. S’installe ensuite un état de manque, renforcé par la légère hypoglycémie provoqué par l’excès d’insuline… et c’est le cercle vicieux de la dépendance ! Alors, pour éviter d’avoir un jour besoin de recourir à un sevrage brutal et pénible, évitez le grignotage sucré.

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