Minéraux et vitamines

Quelques oligo-éléments en quelques mots

Le chrome régule le taux de sucre dans le sang et limite la formation des dépôts de cholestérol sur les artères. On le trouve dans la peau des légumes et des fruits, les céréales complètes, le foie et la levure de bière.

Le cuivre est complémentaire du fer dans la formation de l’hémoglobine. Il contribue aussi au bon fonctionnement du système nerveux, à la formation des os, à la pigmentation des cheveux et de la peau, et renforce notre résistance aux infections. Il est présent dans le foie, les champignons, les fruits oléagineux, les légumes secs, les céréales complètes.

Le fluor participe à la formation de l’émail dentaire et des os. De nombreux sels de table sont supplémentés en fluor. On en trouve aussi dans les eaux minérales, le poisson, le thé, les fruits et légumes.

Le zinc intervient dans la synthèse de protéines et d’hormones. Il a des propriétés anti-infectieuses, aide à la cicatrisation, stimule l’appétit et le goût et joue un rôle antidépresseur. On le trouvera dans les huîtres, viandes, abats, poissons, coquillages et crustacés et dans le jaune d’œuf.

Le manganèse, utilisé dans la digestion des graisses, participe à la fabrication des hormones, des cartilages, et intervient dans la croissance. Il est présent dans les céréales complètes, les fruits secs et les flocons d’avoine.

L’iode participe à la composition des hormones secrétées par la glande thyroïde. Ces hormones interviennent dans le processus de croissance et de développement de la plupart de nos organes. Les déficits en iode ont pratiquement disparu de nos contrées grâce à l’enrichissement du sel de table. Mais attention, cet enrichissement ne concerne que le sel que vous utilisez à la maison : les aliments prêts à consommer du commerce emploient du sel non iodé, et on voit aujourd’hui réapparaître la carence en iode !

Si l’utilité de ces oligo-éléments est donc avérée, leurs rôles sont multiples et complexes, et les effets sur la santé de carences légères comme celles que l’on rencontre dans notre pays sont encore mal connus. En effet, bien que les carences graves soient devenues exceptionnelles, les besoins ne sont pas totalement couverts chez un grand nombre de français. Les recherches en cours devraient aider à élucider dans les prochaines années l’effet de ces carences modérées, et peut-être donner des pistes pour des applications ciblées ou des recommandations générales. Quoi qu’il en soit, il est encore beaucoup trop tôt pour se précipiter sur ces oligo-éléments sous forme de compléments aux dosages aléatoires.

Vous mettrez bien un peu d’ail ou d’oignon dans votre fer et votre zinc ?…

Une récente étude indienne révèle l’intérêt de ne pas se priver d’aromatiser notre cuisine avec de l’ail et de l’oignon. En effet, les composés soufrés que ces derniers renferment auraient la propriété d’améliorer l’absorption du fer et du zinc contenus dans les aliments, en particulier les céréales et légumineuses. Voilà une propriété d’autant plus intéressante que 30% de la population présente une carence en zinc, tandis qu’un tiers des habitants de la planète est anémique.


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