Le cerveau contrôle tout

Troubles alimentaires : un phénomène de société ?

La fréquence des troubles du comportement alimentaire est en augmentation dans les sociétés occidentales (2 % des adolescents, également partagés entre anorexie et boulimie), plus particulièrement parmi les classes sociales élevées et moyennes, au sein de familles pour lesquelles la promotion sociale et la réussite scolaire ont une grande importance. Ces troubles se déclarent habituellement entre 12 et 18 ans, mais les services spécialisés voient arriver des fillettes de plus en plus jeunes (à partir de 8 ans !).

Peut-on prévenir ces troubles, si difficiles à traiter une fois déclarés ? On serait tenté de répondre oui, en permettant à l’enfant de s’aimer suffisamment pour ne pas avoir envie de se détruire jusqu’à vouloir s’effacer ou remplir le vide qu’il perçoit en lui. Mais le mal-être est récurrent à l’adolescence, et les parents n’en sont pas seuls responsables.

Il est certain que l’image de la femme mince valorisée par nos sociétés porte aussi une lourde part de responsabilité. La montée de l’idéal de minceur suit de près l’évolution du statut et du rôle de la femme. La femme moderne, qui se doit d’incarner la réussite professionnelle, affective et familiale, est idéalement mince, dynamique, conforme aux canons de beauté actuels. La publicité et la mode suivent et renforcent ce cliché. A l’âge où la jeune femme est en quête d’identité et s’engage dans un monde de compétition qui méprise l’imperfection, comment lui reprocher de ne pas supporter ces rondeurs qui évoquent la femme reproductrice, aux antipodes de cet idéal ? L’impact des images sera encore plus fort si leurs mères vivent elles-mêmes en lutte constante avec leur poids et portent une attention particulière à leur apparence, confrontant involontairement leurs filles à une image de perfection trop éloignée de la réalité d’un corps et d’une allure… simplement normaux.

Pas de régime avant l’adolescence !

De nos jours, les parents ont souvent tendance à se focaliser sur les rondeurs de l’enfant (sans penser qu’elles s’atténuent souvent avec l’âge), et les soumettent parfois  à des remontrances répétées ou à des régimes injustifiés. S’il est un seul message à faire passer, c’est celui-ci : pas de régime avant l’adolescence, des repas simplement équilibrés (c’est déjà beaucoup !) et une limitation des grignotages. A l’adolescence, tout régime doit être encadré par un professionnel (médecin ou diététicien-nutritionniste) et ne doit être entrepris qu’à la demande explicite du principal intéressé.

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