Les légumes et les fruits

Une réglementation en pleine évolution

Le point de départ de la polémique semble être la déclaration signée par 38 scientifiques réunis en 2007 lors de la conférence de Chapel Hill aux USA. Ceux-ci tiraient la sonnette d’alarme devant la probable implication du BPA dans un grand nombre de problèmes de santé contemporains. Depuis avril 2008, Santé Canada, l’office public de santé du Canada, a classé le BPA au rang de substance dangereuse.

Alors qu’en 2008 le BPA était malgré tout déclaré sans danger par la FDA (« Food and Drug Administration » : Agence fédérale américaine des produits alimentaires et médicamenteux), l’optimisme de cette instance a largement été remis en cause par les études scientifiques menées aux quatre coins de la planète. La FDA a finalement encouragé les industriels américains à ne plus utiliser de BPA dans les contenants d’aliments pour bébés et dans les revêtements intérieurs des boîtes de conserves.

En octobre 2009, la Commission européenne a invité l’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) à évaluer l’intérêt d’une nouvelle étude sur les éventuels effets du BPA sur le développement cérébral et à revoir si besoin les doses journalières admissibles.

Malgré tout, l’AFSSA (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) a rendu en janvier 2010 son avis, concluant à « l’absence de risque pour le consommateur dans les conditions d’emploi ». Voilà qui est un peu vague… Ce qui n’a pas empêché la même AFSSA en février 2010 d’inciter le monde scientifique à « poursuivre son travail d’expertise ».

Sur la base du principe de précaution, la Commission européenne a publié le 29 janvier 2011 une directive interdisant  provisoirement l’utilisation du bisphénol A dans la fabrication et la mise sur le marché de biberons en polycarbonate, « jusqu’à ce que l’on dispose de données scientifiques complémentaires permettant de clarifier la pertinence toxicologique de certains effets observés du BPA ».

Biberons plastiques : tout est parti de là

Faire évoluer la législation n’est pas une mince affaire, mais force est de constater que la sécurité de nos nourrissons est plus prompte à faire valoir le principe de précaution que toute autre préoccupation. En 2008, 90% des biberons du commerce contenaient du bisphénol A. On imagine facilement les doses de BPA qui peuvent s’accumuler dans un petit organisme tout neuf et les dégâts que cette molécule peut y faire…

Avant même la publication de la directive du 29 janvier 2011, la ville de Paris avait décidé de remplacer et recycler tous les biberons des crèches de la capitale, et on vit apparaître sur le marché de plus en plus de biberons garantis sans BPA… jusqu’à ce  que le BPA soit – définitivement ? – proscrit des biberons.  Sans doute n’est-ce là qu’un début.

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